Les biostimulants diffèrent des produits de protection des plantes car ils favorisent la vigueur et le développement de la plante en luttant contre les stress abiotiques tandis que les produits de biocontrôle agissent contre les stress biotiques.
| Les Biostimulants | Les produits de Biocontrôle |
| Un stress Abiotique correspond à une altération de la plante par des conditions environnementales (exemples : sécheresse, excès d’eau, températures extrêmes, salinité, carence en minéraux,…) conduisant à une croissance réduite.
Tous les stress abiotiques ne pouvant être éliminés, les biostimulants sont là pour aider les plantes à les supporter. |
Un stress biotique correspond à une agression de la plante par des bio agresseurs (maladies, insectes, plante parasite…). |
Le biocontrôle désigne à la fois les produits de biocontrôle et les méthodes de lutte utilisées en protection biologique des cultures.
Qu’est ce qu’une Préparation Naturelle Peu Préoccupante (PNPP) ?
Au sens du code rural, article L 253-1
Les PNPP peuvent être composés de deux types de substances, toutes deux d’origines exclusivement naturelles :

On peut obtenir les PNPP en mélangeant une ou plusieurs des substances citées ci-dessus avec de l’eau (macération qui permet d’obtenir les purins par exemple) ou en réduisant la plante en poudre après l’avoir séchée. D’autres procédés de fabrication sont possibles. Dans tous les cas, le mode d’obtention d’une PNPP sera simple et nécessitera peu de moyens car il doit rester accessible à tous.
En quoi les PNPP se différencient-elles des biostimulants ?
Les SNUB et les biostimulants sont deux produits qui représentent une alternative aux produits issus de la chimie de synthèse. Leur utilisation préventive s’intègre dans un mode de pensée global généré par le développement d’une agriculture durable. Toutefois, un ensemble de critères nous permet de bien différencier ces deux types de produits, en dépit de leur objectif commun :
| PNPP | Biostimulants |
| Les SNUB peuvent être d’origine végétale, animale ou minéral mais elles ne concernent pas les microorganismes | À l’inverse, une partie des biostimulants sont des biostimulants microbiens. |
| Les SNUB sont issues de techniques empiriques ancestrales et sont obtenues par un procédé accessible à tous. | Les biostimulants, quant à eux issus d’une fabrication industrielle et contrôlée, non reproductible pour un particulier. |
| Depuis la loi d’avenir agricole de 2016, afin de faciliter leur commercialisation, les PNPP ne sont pas soumises à l’Autorisation de Mise en Marché (AMM). Elles peuvent être commercialisées librement dès lors que les substances qui entrent dans sa composition sont listées au niveau européen (pour les substances de base) ou dans le code de la santé publique (pour les SNUB). Si un fabricant veut utiliser une SNUB qui ne serait pas inscrite au code de la santé publique, il doit la faire évaluer par l’ANSES. Cela permettra à la substance d’être autorisée par son inscription sur une liste publiée par arrêté ministériel. À noter qu’à ce jour (juillet 2026), 2 SNUB sont concernées par cette évaluation. D’autre part, les PNPP sont revendiquées du domaine public, ce qui ne permet pas la mise en place de brevet. | À l’inverse, les biostimulants sont protégés par le droit de la propriété intellectuelle. Ils peuvent être mis sur le marché dès lors qu’ils respectent le règlement européen ou avec leur propre AMM. Cette autorisation lui permettra de prouver l’effet du produit sur la plante, de valider sa composition et de garantir son efficacité à l’utilisateur. |
| Les PNPP ne peuvent porter d’autres allégations que celles relatives à leur caractère naturel à usage biostimulant. | Les biostimulants encadrés par une AMM peuvent porter des allégations précises concernant leur effet sur la plante (amélioration de la capacité d’exploitation des sols par les racines, amélioration du métabolisme de la plante, optimisation de la photosynthèse, etc…) |