Paroles d’utilisateurs

Philippe BROHEZ, régisseur d’une exploitation de 650 Ha de cultures de céréales utilise les biostimulants depuis 5 ans. Pour lui, ils représentent une réelle piste pour l’avenir même si certains paramètres d’application ne sont pas encore suffisamment aboutis.

 

« La recherche et les essais sont encore nécessaires. Cependant, aujourd’hui, même si les Biostimulants utilisés ne permettent pas encore d’augmenter le rendement économique, ils permettent déjà de réduire les intrants conventionnels de synthèse. Ce qui est déjà un très bon premier pas. Aujourd’hui, la profession agricole s’approprie ce type de produits car ils répondent à de vraies attentes sociétales : réduire l’usage des intrants de synthèse pour mieux gérer l’environnement et la durabilité des systèmes de production. Mais, il faut du temps car le principe est nouveau. C’est à la fois une alternative et un complément pour réduire les doses d’intrants conventionnels, que ce soit les engrais (N, P, K) ou bien les produits phytosanitaires (fongicides, insecticides), car une plante bien nourrit et moins sensible aux stress physiologiques est moins sensible aux attaques des pathogènes et ravageurs. Les biostimulants sont véritablement une voie d’avenir pour accélérer le développement durable de l’agriculture. Il faut aller de l’avant avec ce type de produit, plutôt que de revenir 50 ans en arrière ! ».

Et, concernant le principe de l’agriculture circulaire, Pour Philippe BROHEZ « les biostimulants ont un intérêt [pour l’agriculture circulaire], oui, en partie. Ils joueront leur rôle mais pas que celui-ci. Je me sens concerné par l’agriculture circulaire mais plus au niveau de mon exploitation. Les biostimulants contribueront avant tout à produire plus sur une même surface avec moins d’intrants conventionnels. »